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La Chorale de L'Ebranleuse fait sa rentrée!

Publié le par L'Ebranleuse

Septembre est là, et la chorale de femmes de l'Ebranleuse fait sa rentrée!

L'année 2009-2010 a débuté le Mercredi 30 septembre 2009 dans les locaux de Samba Résille, au 38 rue Roquelaine à Toulouse (Métro Jeanne d'Arc). La chorale est ouverte à toutes; et les ateliers se dérouleront toutes les semaines, même jour, même lieu et même heure.

Cliquez ici pour plus d'informations sur le projet et les conditions de participation.
N'hésitez pas à nous contacter à lebranleuse@gmail.com si vous souhaitez participer.

Publié dans Chorale

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Adios La Negra

Publié le par L'Ebranleuse

Dimanche 4 Octobre au matin, s'en est allée Mercedes Sosa, la grande voix de l'Argentine.

Icône en Amérique latine, «la Negra» avait 74 ans. Elle avait dépoussiéré les genres musicaux en mélangeant folklore et rock.

La populaire chanteuse argentine Mercedes Sosa, décédée dimanche à l'âge de 74 ans, a conquis les foules d'Amérique latine avec son timbre grave et puissant, sans jamais renoncer à son engagement politique, qui l'a poussée à l'exil sous la dictature (1976-1983).

 

Eloignée de la scène à plusieurs reprises au cours des dernières années, en raison de problèmes de santé, elle avait réussi à enregistrer un dernier double album sorti cette année, «Cantora» («Chanteuse»), avec des vedettes espagnoles et latino-américaines (Joan Manuel Serrat, Luis Alberto Spinetta, Caetano Veloso, Shakira).


Cette femme d'origine indienne aux longs cheveux noirs laisse plus d'une quarantaine de disques, elle qui déclarait encore récemment: «Jamais je n'ai pensé vivre de la chanson». Sa vie a débuté le 9 juillet 1935 dans la province de Tucuman (nord), dans la ville où fut célébrée l'Indépendance argentine le 9 juillet 1816.

«La Negra», comme on la surnomme, a grandi dans un quartier modeste, bercée par la culture populaire, avant de devenir professeur de danse folklorique, vêtue de son traditionnel poncho rouge.

Ses premiers pas artistiques datent des années 1960. Aux côtés de son mari, le musicien Manuel Oscar Matus, elle rejoint le mouvement Nuevo Cancionero, qui dépoussière le folklore, et enregistre son premier disque "Canciones con fundamento". Ils auront aussi ensemble un fils, Fabian Ernesto.

Dans les années 1970, elle s'essaye également au cinéma, notamment dans deux films du réalisateur argentin Leopoldo Torre Nilson ("El Santo de la espada" et "Güemes"). Mais à la fin de la décennie, vient le temps de l'exil pour cette militante communiste. En 1979, elle est arrêtée lors d'un concert à La Plata, tout comme les spectateurs.

Mercedes Sosa n'a plus le droit de chanter et même si elle n'est pas interdite de séjour dans son pays, elle préfère s'intaller à Paris puis à Madrid. Elle ne retournera en Argentine qu'en février 1982 pour une série de concerts à Buenos Aires.

 

 

Par la suite, elle se produira dans les lieux les plus prestigieux comme la Chapelle sixtine au Vatican (1994), le Carnegie Hall de New York (2002) ou encore le Colisée de Rome (2002) lors d'un concert pour la paix, auquel participa notamment Ray Charles.

Sur le plan musical, Mercedes Sosa était une provocatrice née, défiant les tenants de l'orthodoxie, en mêlant le folklore au rock ou en enregistrant des disques avec des chanteurs d'opéra. Elle contribua aussi à la diffusion mondiale de l'oeuvre de la poétesse chilienne Violeta Parra.

Sa carrière lui a valu de recevoir de nombreuses récompenses, comme en 1992 lorsqu'elle fut déclarée citoyenne d'honneur de Buenos Aires, où elle a vécu à l'âge adulte. «Ces prix ne me sont pas seulement décernés parce que je chante, mais parce que je pense. Je pense aux êtres humains et à l'injustice. Je pense que si je n'avais pas pensé, mon destin n'aurait pas été le même», a-t-elle affirmé un jour.

 

(Source AFP)


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